Pour une survie digne, collective, et planétaire
La situation planétaire empire. Les ressources mondiales s’épuisent, les terres cultivables s’amenuisent, la pollution envahit l’air et l’eau, la misère sociale méprise les frontières, le stress augmente en flèche, nos relations et nos corps souffrent, et la crise économique et sociale n’est qu’à son début. Nous voudrions tous agir, mais nous ne savons pas quoi faire à notre niveau ni par où commencer.
Notre philosophie est que tout changement passe par une prise de conscience progressive, de soi à soi, puis de soi vers les autres, et enfin de soi vers le monde. Car pour changer le monde, il faut s’unir, et pour s’unir dans l’harmonie, il faut avoir réglé ses difficultés avec soi-même. Une fois que l’on est bien avec soi-même, on peut être bien avec les autres, puis être bien avec le monde.
Le choix de ces techniques s’est faite sur des critères de changement positif. Pour mesurer leur efficacité, nous les avons essayées par nous-mêmes. Nos difficultés personnelles sont devenues des opportunités de développement, tout en nous permettant de mieux cerner les techniques efficaces. Cette efficacité, que nous avons voulu optimale à court et long terme, devait également nous offrir l’autonomie.
Dès lors qu’on est bien avec soi, la communication nous permet d’augmenter notre sentiment d’harmonie avec les autres. En modifiant notre manière de considérer nos relations, celles-ci deviennent à la fois un moyen de nous réaliser et une opportunité de nous découvrir. Nous avons chacun le pouvoir et le choix de prendre soin de nos relations afin qu’elles contribuent à notre satisfaction commune.
Lorsque nos relations sont harmonieuses et positives, elles deviennent porteuses d’une force conjointe qui rend possible de construire ensemble. Le monde est traversé par des idéologies qui tendent à diviser — pour régner comme le dit la citation latine. Si nous restons unis dans l’harmonie, plutôt que divisés dans une forme d’indifférence, nous pouvoir reprendre un pouvoir qui nous permet de faire bouger les choses.
Enfin, pour un changement durable, il est grand temps de développer de nouvelles manières de satisfaire nos besoins. L’argent mondialisé, la publicité agressive, la surconsommation, le transport exagéré de la nourriture et l’excès de protéines animales sont des manières dépassées de satisfaire nos besoins. En trouvant de nouvelles alternatives à nos besoins d’échange, d’information, de nourriture et de confort, nous pouvons tous provoquer le changement.
Par exemple, pour relocaliser notre économie, nous pouvons développer les échanges locaux. Pour déjouer la publicité, il nous suffit tout simplement de trouver le moyen de ne pas y réagir. Pour moins consommer, nous pouvons remplacer le bien matériel par l’entretien du lien relationnel. Pour éviter de transporter la nourriture, nous pouvons consommer local et rechercher les circuits courts. Quant au régime végétarien, il nous permet de manger moins de viande.
En relocalisant l’économie, en concentrant notre consommation sur les biens essentiels, en chérissant nos vies et notre vie ensemble, en cultivant et en mangeant local, et en remplaçant l’animal par plus de végétal, nous sommes convaincus que nous n’aurons pas besoin de migrer sur une autre planète pour pouvoir espérer survivre. Contrairement aux idées assoupissantes allègrement diffusées par les médias, nous avons le pouvoir de créer notre monde.